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Quiconque travaille, comme nous, dans le
monde de la communication, sait parfaitement
bien que le plus difficile n’est pas de sortir
le premier numéro d’une publication, mais
le second. Combien de grands projets ont pris
fin avec ce fatidique numéro un ! La sortie du
« Rapport 2008 » de Gaindegia, numéro deux
dans notre cas, est donc une nouvelle réconfortante.
Et je dis réconfortante, car j’ai connu de
première main les obstacles auxquels s’est
heurtée l’édition du premier rapport, correspondant
à l’année 2007. |
Directeur du Conseil de Rédaction du Rapport Gaindegia |
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Et je tiens à rappeler,
au risque de sembler assommant, que dans
ce pays, le Pays Basque, nous avons manqué,
pendant très longtemps, des outils adaptés
pour collecter les données socio-économiques
nécessaires pour établir une comparaison
quelconque. Il est vrai, certes, que depuis la
naissance de Gaindegia nous avons progressé
dans ce sens. Nous disposons actuellement,
par exemple, de www.atlasa.net, inimaginable
et authentique utopie il y a quelques années.
Le fait d’avoir réussi à publier la deuxième
édition du rapport ne veut pas dire pour
autant que les inconvénients aient disparu, ni
la plupart d’entre eux. L’information est toujours
aussi fragmentée et dispersée dans notre
pays, nous manquons encore de l’homogénéisation
nécessaire dans de nombreux domaines
de connaissance et nous continuons à souffrir
une division administrative qui touche la majorité
des questions à comptabiliser, analyser
et diffuser.
Un geste tout simple dans d’autres nations
avec État, comme la recherche d’experts capables
de fournir une vision générale de tout
le territoire, de manière uniforme, devient
dans notre cas une tâche extrêmement compliquée.
Nous comptons sur de nombreux et
d’excellents experts, dans l’une ou l’autre de
nos divisions administratives, mais très peu
d’entre eux sont en mesure de réaliser un travail
cohérent et documenté sur la réalité nationale,
quel que soit le thème. Et, par conséquent,
il existe très peu de travaux de recherche
ou d’analyse couvrant tout notre territoire
et pouvant servir de base de travail
pour la réalisation d’autres tâches complémentaires.
Mais je ne voudrais nullement offrir une
opinion négative de la situation. Nous avons
amorcé une énorme tâche, qui va nous
prendre des années de travail intense. Et les
premiers pas sont toujours les plus compliqués.
Nous ne pouvons donc que nous sentir
très satisfaits d’avoir tenu bon et de poursuivre
notre route dans la bonne direction.
Grâce à la boussole de Gaindegia, je suis
convaincu que nous arriverons à bon port et
que l’expérience accumulée durant le parcours
nous permettra de dessiner la meilleure
carte possible de notre pays.
Sûrement ! |
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| 03_Introduccion.pdf | 326.78 Ko |
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